Archive pour la catégorie 'images'

Philippe Starck, sa « petite femme » et l’Islam obscurantiste

 

Philippe Starck participait au festival EXIT à Créteil, ces jours-ci, en donnant son visage à l’affiche (ou est-ce l’inverse?) et en montant sur scène pour une performance sonore à la recherche de « notre » son. Il veut émouvoir, faire pleurer peut-être, annonce-t-il dans les interviews.

Il commence en affirmant qu’il a une extraordinaire capacité d’intuition, alors qu’il n’est pas intelligent. Il faudrait toujours croire à ce que les gens disent de leur défaut; or, on est resté, se fiant à sa notoriété (dans un autre champ) et au jugement des responsables du festival (impuissant face aux bricolages narcissiques des artistes). Et maintenant on a des raisons de le croire.

Philippe Starck parle de ses émotions sonores en précisant leur lieu (Inde, New York), en faisant allusion à sa petite femme qui ne comprenait pas son choc esthétique face à la chanteuse laide qui avait mis toute sa laideur au profit de la beauté cristalline de ce son – comme si la laideur devait être rachetée, contrebalancée, expliquée par une beauté, afin d’être digne d’humanité. Il est sur scène, il agite les mains, il nous invite à écouter le cosmos avant de toussoter, soupirer, boire dans son micro – une gaffe? Non: implicitement, peut-être inconsciemment, il se place au milieu de ce cosmos.

Ce son du nous est avant tout son propre son: la nature est ce chant des baleines sur lequel il a beaucoup travaillé – dit-il, au sens qu’il l’écoutait pendant son travail; un peu comme si on disait avoir beaucoup travaillé sur le verre ou sur le bois, selon la matériau de notre bureau. Le son de l’arrivé sur terre de l’homme (après la nature – ah bon?!) est celui du battement de cœur de Starck lui-même, qui serait probablement déçu de savoir que celui d’un animal ferait le même bruit.

L’homme est donc arrivé après la nature, la (petite?) femme l’a accompagné discrètement, puis elle a inventé le chant, nous dit le designer ému: ce qui surprend n’est pas seulement que ses sources sont mystérieuses, mais que cette invention serait féminine et gratuite, généreuse, pure; or, la chanteuse sur scène chante une berceuse. Starck enchaîne: les hommes sont rentrés (tiens, ils étaient au boulot alors que leur femme s’occupait à chanter?), ils se sont aperçu que la chant était chose puissante, ils l’ont pris et instrumentalisé: 1800 ans d’obscurantisme, annonce Starck avec une solennité dégoûtée, car la religion est la négation de l’intelligence (serait-elle proche de cette intuition qui fait l’essence de Starck, alors?). Et quel son accompagne-t-il cette idée d’obscurantisme religieux? Un chant en arabe, bien sûr.

Mais l’Islam ne va pas nous écraser longtemps: le son de la vie apparaît: le son de la ville, de l’industrie. Jusqu’au moment où on entend le son de la mort de la civilisation: les deux tours ont été frappée par les avions, elles se sont écroulées.

L’apothéose de cette histoire du monde est là, il ne reste plus que faire crier le public pour vérifier la scientificité de cette épopée Starcko-centrée: si je crie très fort, est-ce que je sens que mon corps participe? Oui? Parfait! Tout est vrai alors.

Starck a présenté une explication de l’univers à l’usage de lui-même, qui voit dans l’industrie non croyante, masculine et new-yorkaise (marié à d’adorables « petites femmes » chantonnantes) l’aboutissement du cosmos, grands clichés à l’appui.

Cet adolescent isolé par son travail s’est construit un monde, et il nous en parle comme si c’était le nôtre – avec l’assurance qui vient de l’approximation choisie: il a commencé en disant qu’il va improviser, qu’il est hors de son champ de compétence et que, donc, il n’est pas intelligent – mais qu’il aimerait comprendre comme l’IRM comprend.

Et il réussit, Starck: un IRM ému nous explique que le cerveau est boursouflé, mais que parfois il y a des zones rondes, ovales, et même en forme de cœur ou de nuage. Voilà notre humanité profonde! N’est-ce pas magnifique?

Tu as gagné, Philippe: je suis en larmes.

 

Super-Starck

Hot-Dogs… pour homophobes

 

 http://www.koreus.com/video/hotdogs-for-homophobes.html

 

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Publié dans:homophobie, images, nous et vous, prejuges |on 3 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

KISS-IN

 

 

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Publié dans:femmes, homophobie, images, nous et vous |on 2 octobre, 2009 |Pas de commentaires »

Perfection?

 

 

Perfections… imperfections…

 

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Publié dans:beaute, handicap, images, langage |on 19 septembre, 2009 |Pas de commentaires »

Les regards mis à nu…

 

Des calendriers à découvrir:

Des sportifs qui font rêver…

http://sd-1.archive-host.com/membres/up/2079154290/Calendrier_Zandis_Nu_2007_86.pdf

 

Des amoureux, qui ne font pas moins rêver…

http://calhandis.com/index.php?ref=acceuil

 

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Tout ce qui est noir…

 

Le préjugé a pour finalité de maintenir les distances sociales: il ne s’agit pas d’un comportement agressif, mais d’une attitude conservatrice. Le préjugé apparaît alors non pas lorsque des intérêts économiques sont menacés, mais quand ce sont les situations sociales qui risquent d’être mises en cause.

R. E. Park, Race and Culture. Social Science against racism, Glencoe, Free Press, 1950.

 

 

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Publié dans:images, langage, nous et vous, politique, prejuges |on 30 novembre, 2008 |Pas de commentaires »

réalité

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« CE QUI COMPTE LE PLUS POUR MOI »

Traduction:

Mon chat.

Je n’ai pas de chat.

 

 

Dessin réalisé par un jeune homme polonais, handicapé mental, pour l’exposition « Ce qui compte le plus pour moi », Cracovie, Pologne (automne 2005).

© texte et image protégés, 2008, rdl

Publié dans:handicap, images, nous et vous |on 14 mai, 2008 |Pas de commentaires »

Miss-ing

« La beauté du monde, qui est si fragile, a deux arêtes, l’une de rire, l’autre d’angoisse, coupant le coeur en deux » (Virginia Woolf)

Que pensez-vous des concours de beauté? A quoi pensez-vous quand vous pensez aux concours de beauté?

Seize femmes, aux Etats-Unis, participent à un concours de beauté parce qu’elles sont laides: c’est Miss Swan.

Dix-huit femmes, en Angola, participent à un concours de beauté parce qu’elles sont mutilées: c’est Miss Landmine.

Les candidates de Miss Swan sont choisies pour leur laideur physique et leur mal-être psychologique; pendant trois mois, au cours desquels elles n’ont accès ni à leur entourage ni au miroir, elles font l’objet d’un programme de « relooking extrême » avant l’étape finale du concours, qui récompensera la « meilleure transformation ». L’émission joue ouvertement sur le lien prétendument « naturel » entre physique et détresse, comme si ce remodelage extrême du corps allait de pair avec le remodelage de l’esprit. La misère des candidates est réelle et sincère, comme leur espoir… et ceux du public aussi. Elles se confient les yeux fermés (littéralement) à des « professionnels » à qui on demande de les transformer en quelqu’un d’autre, physiquement et moralement. Ce qui les motive n’est pas de corriger un nez, de perdre des kilos ou de surmonter une angoisse, mais bien de devenir quelqu’un d’autre, et cette nouvelle image intérieure et extérieure est choisie par des « professionnels », pas par les candidates. Que reste-t-il des personnes qu’elles étaient? De leur peurs particulières, de leur manière particulière de se vivre, de ce qu’elles ont développé en réaction aux difficultés? En tout cas, tout est effacé – pas par elle, qui veulent juste disparaître, mais par une équipe qui vise et juge uniquement la transformation.Les Barbies obtenues, d’ailleurs, sont d’une beauté si banale, si lisse et artificielle, qu’elles sont transparentes – et si c’était là leur but inavoué?

Les candidates de Miss Landmine clament le même « droit à être magnifiques » que les candidates de Miss Swan, ce qui distingue les unes et les autres des candidates aux concours de beauté « classiques ». Miss Swan est « miss cygne », qui aurait oublié le vilain petit canard; Miss Landmine est « miss mine antipersonnelle », qui porte la marque de la violence. Elle a eu le pied, la jambe, la main, la peau arrachés par l’explosion imprévue d’une mine. Miss Landmine a failli disparaître; est-elle exclue de la beauté? Est-elle exclue de la transparence? Est-elle là, une fois pour toutes? Qu’expose-t-elle? Etait-elle belle, « avant »? Est-elle belle, « après »?

Miss Swan a effacé son histoire, Miss Landmine en avoue le souvenir.

©  texte protégé, 2008, rdl
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Publié dans:beaute, femmes, handicap, images |on 14 mai, 2008 |2 Commentaires »

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